jeudi, 03 mars 2011

Voitures électriques en car-sharing : l'avenir ?

Le résumé de mon intervention en commission infrastructures au parlement bruxellois du mercredi 02/03/2011 - Le développement du car-sharing en région de Bruxelles-capitale : quelle régulation ?

 

Le développement du car-sharing répond à une très bonne dynamique et à une vision futuriste de la mobilité avec de nouvelles possibilités d'alternatives et technologiques.   C'est un système qui conforte les objectifs d'usage rationnel de la voiture en région bruxelloise (plan Iris 2) et qui contribue à la réduction de place de stationnement dans l'espace public (un emplacement car-sharing correspondrait à +/- 8 emplacements en voirie).  La voiture partagée électrique engendre moins de nuisances au niveau du bruit et moins de polluants (qualité de l'air).  Nous pourrions rêver d'une région d'un calme agréable avec moins de bruits de moteurs de voiture, moins de résidus nocifs pour la santé et moins de pollutions olfactives.

 

Jusqu'à aujourd'hui, une société de car-sharing : Cambio.  C'est un monopole de fait.  C’est une situation assez aisée pour les pouvoirs publics, d’autant plus que la société Cambio est elle-même constituée d'actionnaires parapublics (société de TC). La région s'est conventionnée avec Cambio et règle avec elle l'octroi des autorisations en voiries régionales.  Les communes font de même pour leurs voiries communales.  Certaines communes, comme Bruxelles Ville, ont défini, comme le prescrit la loi fédérale, un régime d'agrément ou ont pris la décision de rendre le stationnement de Cambio gratuit sur son territoire.  Bref, une situation " gérable » pour Cambio et pour les pouvoirs publics, même si ça et là l’on voit pointer certains particularismes selon les communes.

 

Aujourd’hui, de nouvelles sociétés souhaitent intégrer le marché.  C'est une bonne chose, mais du même coup, se pose la nécessaire question de la régulation. Faut-il organiser cette régulation ?  J’en suis convaincue.  D’où doit émaner cette régulation ? De chaque commune ?  Est-ce vraiment souhaitable, car les sociétés de car-sharing vont alors être confrontées à 19 régimes différents.  Ou, bien pour rendre le système cohérent et compréhensible, de la Région ?  A l'instar de ce qui a été il y a peu décidé pour Villo ou pour la politique de stationnement ?

 

Ces questions se posent avec d’autant plus d’acuité que certaines entreprises de car-sharing ont pour projet de développer un système concomitant de rechargement électrique et donc d’installer du mobilier supplémentaire en voirie (aussi utile et intéressant pour les voiturettes de personnes handicapées, les vélos électriques, les véhicules électriques de certaines personnes qui n'ont pas de permis de conduire, les téléphones portables, les ordinateurs portables, etc.).  Faut-il accepter qu’il y ait 19 régimes différents par rapport, par exemple, à la publicité qui y sera autorisée ?  N’est-il pas plus judicieux que la Région régule ce secteur, en concertation préalable avec les 19 communes ?

 

Bref, allez-vous réguler ce secteur ? Si oui, comment et dans quels délais ?

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